• Cinq révé­la­tions surpre­nantes sur Véro­nique Sanson

    Vacances dans le coma… Fille cadette de Colette et René Sanson, grandes figures de la Résis­tance durant la seconde guerre mondiale, Véro­nique est une enfant inte­nable, admi­ra­tive de son père mais en rebel­lion contre l’édu­ca­tion bour­geoise qu’il souhaite lui inculquer. Ni les puni­tions, ni les heures de colle ne viennent à bout de la gamine, qui ne sait rester calme que devant un piano. Une petite musique l’ap­pel­le… Eté 1965, la famille Sanson rentrent de vacances. Sur la banquette arrière, Véro­nique, alors âgée de 16 ans, est étran­ge­ment calme, de plus en plus inerte. Sa sœur aînée, Violaine, alerte leurs parents. Direc­tion les urgences. Diagnos­tic : ménin­gite foudroyante. Atteinte d’amné­sie partielle, Véro sait tout juste qu’elle a frôlé la mort. Son besoin de vivre inten­sé­ment en est décu­plé. Avec Violaine et un copain, François Bern­heim, elle forme les Roche-Martin. Trio bien­tôt dirigé artis­tique­ment par un certain Michel Berger. En avant la musique…

    Nico­letta, son passe­port pour l’Amé­rique… Début d’an­née 1973. Véro­nique chante désor­mais en solo et vit en couple avec Michel Berger. Un an plus tôt, sa maison de disques lui a présenté le musi­cien améri­cain Stephen Stills, du groupe Crosby, Stills & Nash, en vue d’une colla­bo­ra­tion. Rencontre élec­trique. Elle est fasci­née par son charisme. Il est obsédé par sa beauté, au point de lui récla­mer un dîner. Ils passe­ront une semaine entière dans une suite du George-V, amants clan­des­tins et invi­sibles. Stills repart seul aux Etats-Unis. Puis revient en Fran­ce… pour travailler en studio avec Véro­nique à la demande de Michel Berger ! Quand Stills demande la chan­teuse en mariage, en février 1973, elle n’hé­site plus. Ses parents sont atter­rés. Berger ignore tout du projet. Véro­nique, elle, ne sait pas comment payer son billet pour les Etats-Unis. Dans une boîte de Saint-Germain-des-Près, elle s’épanche auprès de Nico­letta. Candi­de­ment, celle-ci lui conseille de suivre son bonheur. Et, bonne copine, se débrouille pour collec­ter la somme néces­saire au départ de la fugueuse.

    Accou­che­ment immi­nent au volant d’un chasse-neige… Fina­le­ment mariée à Stephen Stills en mars 1974, Véro­nique s’ins­talle dans le ranch du musi­cien, perché à plus de 3000 mètres d’al­ti­tude dans le Colo­rado. La vie là-bas n’a rien de rock’n’­roll. Pas un voisin à la ronde. Des mois de neige. Bien­ve­nue dans le monde du silence. Lorsqu’elle se découvre enceinte, la chan­teuse se sent plon­gée dans des abîmes de perplexité. Cette gros­sesse n’était pas prévue. Stephen Stills enchaîne les concerts, loin de leur ranch. Michel Berger, qu’elle a quitté « pour ache­ter un paquet de ciga­rettes » et qu’elle n’a jamais osé rappe­ler, lui manque de plus en plus. A l’heure des premières contrac­tions, c’est seule, au volant d’un chasse-neige, que Véro­nique se préci­pite jusqu’à Boul­der, la ville la plus proche. Son fils Chris­to­pher y naît sans compli­ca­tion le 19 avril 1974. Le début d’une grande histoire d’amour…

    Un job de canti­nière pour être au plus près de son fils… Quelques mois après son accou­che­ment, la chan­teuse sort Le Maudit, album enre­gis­tré avec les musi­ciens de Stills, mais secrè­te­ment dédié à Michel Berger. Sa vie artis­tique empiète sur sa vie mari­tale. Jaloux, Stephen Stills devient de plus en plus violent. Un sombre soir de l’été 1977, alors qu’il dîne au restau­rant avec son épouse, il lui plante un couteau dans la main. Conso­lée de son enfer conju­gal par le guita­riste Bernard Swell, Véro­nique se décide à deman­der le divorce, en septembre 1978. La guerre est décla­rée. Stills abonde en faux témoi­gnages qui accablent la mère de son fils. La justice améri­caine accorde la garde exclu­sive de Chris­to­pher au rocker. Véro­nique ne dispose que d’un droit de visite. Irré­so­lue à aban­don­ner son enfant, elle se fait enga­ger comme canti­nière dans son école, ne serait-ce que pour l’aper­ce­voir, jusqu’à la décou­verte de la masca­rade. Au terme d’une longue bataille, elle obtien­dra la garde de son fils, en 1980, à condi­tion, dans un premier temps, de rester vivre à Los Angeles. Trois ans plus tard, mère et fils pour­ront enfin rejoindre la France.

    L’ange qui la sort de l’al­cool… Réfu­giée à Triel-sur-Seine avec son fils, Véro­nique redé­couvre la liberté. C’est un vertige. Pas faite pour la soli­tude, Véro. Avec les années, elle s’ef­force de mener une vie buco­lique dans son jardin le jour, cherche le sommeil la nuit, traque l’ins­pi­ra­tion à toute heure. Celle-ci lui échappe. La chan­teuse commence à boire. Elle s’éprend d’un autre gamin paumé, Pierre Palmade. Le couple se marie en 1995. Il la fait telle­ment rire ! Puis, telle­ment pleu­rer quand, incor­ri­gible noctam­bule, il vient s’af­fa­ler dans leur lit aux premières lueur du jour… Tant qu’à mener des vies sépa­rées, la chan­teuse et l’hu­mo­riste décident d’ac­ter leur divorce, en 2001. Véro­nique boit un peu plus, beau­coup, trop. A Triel-sur-Seine, le fracas des bouteilles a remplacé les notes de piano. Inquiet pour sa mère, Chris­to­pher Stills réunit un soir tous ses proches autour d’elle. Lors de ce dîner, il invite sa mère à entrer en cure de désin­toxi­ca­tion. Ce qu’elle fera, par amour et par instinct de survie. La douceur du danger ne l’a pas effleu­rée depuis.

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